Sunday, February 04, 2018

Putain de Pluie

J'ai écrit un post il y a déjà un moment sur les clients des bateaux de croisière dont je m'occupais qui systématiquement lorsqu'il pleuvait demandaient s'il allait pleuvoir comme ça toute la journée. Bon je comprends, t'es en vacances, tu fais une escale d'une journée au Mexique et t'as prévu une excursion à la plage, t'as pas forcément envie d'être sous la flotte. Même s'il fait 30º et que pour les locaux, ça fait du bien. Sauf que là, je suis en France, qu'on est certes en hiver mais qu'on a eu quasiment 2 mois entiers de flotte non-stop. Il a plu pratiquement TOUS LES JOURS DEPUIS DÉBUT DÉCEMBRE.

AU SECOURS!

Sans déconner, c'est infernal ce temps. Je sais bien que c'est l'hiver, je sais bien qu'on en avait grandement besoin mais ça déborde de partout, les champs sont détrempés, rien que d'y marcher en bottes, on s'enfonce jusqu'à mi-mollet et on a beau s'équiper avec vêtements de pluie (j'ai un ensemble pantalon/veste de pêcheur) et bottes, y'a toujours un moment où t'es mouillé. Et donc où tu te cailles.


Et puis ce ciel, toujours gris, toujours menaçant depuis 2 mois, c'est déprimant au possible. Déjà qu'en soi, janvier, c'est pas un super mois pour le moral (les fêtes de fin d'année sont terminées et en général, on n'a plus un sou en poche!) mais alors quand en plus, il fait ce genre de temps tout pourri, c'est l'horreur absolue.
Je préfère cent fois qu'il fasse des températures négatives avec tous les inconvénients que ça entraîne (grattage de pare-brise le matin, le compresseur du camion de vidange qu'est gelé, les 15 épaisseurs de vêtements et les 2 paires de gants ...) plutôt que de la flotte.

Enfin, c'est comme ça. On n'y peut rien mais on peut se plaindre ce qu'est déjà pas mal! LOL. Au moins, on n'est pas inondés comme beaucoup de gens en région parisienne ... Courage à tous, peut être que c'est bientôt la fin du déluge et des crues.



Fucking Rain

I wrote a post some time ago about cruise ship guests i was taking care of whom, when it was raining on the pier, were systematically asking me if it was going to rain all day. OK, i understand you're on holidays, you're making a one day stop in Puerto Vallarta Mexico and you've booked a beach day and you don't want to be enduring rain. Even though it's still 30º outside and all locals are actually happy about it. Except that right now, i'm in France and yes I know it's winter but for crying out loud it's been raining for nearly 2 months EVERY SINGLE FREAKING DAY SINCE THE BEGINING OF DECEMBER.

HELP!

Seriously, this weather is INSANE. I know it's winter, i know we badly needed it but for crying out loud, all rivers are overflowing, fields are soaking wet and even if you're using rain equipment (i have fisherman equipment) and rain boots, there's always a moment that stupid rain will get through and you'll get wet. And then you're freazing cold.


And it's not just the rain. That sky ... aargh, always grey, always threatening for the past 2 months. It's depressing. In itself, January is not the best month mood wise. Christmas and New Year celebrations are long gone and most of the time, you're broke but when to top it all, you have that shitty weather, yuk, it's the absolute worse.
I'd much rather have freezing temperatures with all the inconveniences it implies (gratting your windshield, truck's compressor frozen, 15 layers of clothes, 2 pairs of gloves ...) than rain.

Well, not much we can do about it apart from complaining! LOL. At least, we're not flooded like some people we know around the Paris area. Good luck all. Maybe it's almost the end of the flood.

Saturday, January 27, 2018

Les Goûts de Lucie

J'aurais dû préciser, dans le titre, les goûts très particuliers de Lucie. Lucie c'est ma fille. Elle a (à quelques jours près) 15 mois. 
Depuis quelques temps déjà, elle découvre de nouvelles saveurs culinaires et je dois dire que c'est quand même un gros soulagement de voir que nous n'avons pas, pour l'instant du moins, un bébé difficile en ce qui concerne la bouffe. Elle aime tout ce qu'on lui propose et mange avec entrain. Elle veut bien évidemment goûter à tout ce qu'on mange nous et à notre grande surprise, elle a bien aimé des trucs aussi improbables qu'une rondelle de citron, du préfou (du pain au beurre et à l'ail), du poivron, de l’artichaut et une omelette aux épinards. Quant aux boissons, elle a voulu essayer le café de son papa, le thé de sa maman, le coca, l'eau gazeuse et le champagne. Je sais parfaitement que ni l'alcool, ni la caféine et ni les sucres qu'on peut trouver dans les sodas sont bons pour elle et je n'ai aucunement l'intention de mettre en danger la santé de ma fille juste pour rigoler. Et puis elle a déjà bien assez d'énergie comme ça pour ne pas, en plus, lui donner du sucre et de la caféine à outrance. Mais elle a voulu goûter et a visiblement bien aimé (sauf les bulles!)
Elle a aussi surmégakiffé (et surmégakiffe encore) les princes et le chocolat en général mais on est déjà dans le plus traditionnel en termes de goûts ...

Là où les choses ont quelque peu attiré mon attention, c'est quand elle s'est mis à préférer un coussin pour éviter que les nouveaux-nés aient la tête qui s’aplatisse quand ils dorment plutôt qu'un traditionnel doudou au moment de dormir. Elle a dans son lit, le choix entre plusieurs doudous (dont un qui brille la nuit), plusieurs peluches et ce fameux coussin anti-tête-plate. Et alors le rituel du soir (et de la sieste) c'est prendre la tototte du lit (c'est une sucette qui reste dans le lit, pendant la journée, pas de tototte) et se jeter sur ce coussin qu'elle prend à 2 mains et enfouit sa tête dedans. Elle le cramponne toute la nuit et quand elle se réveille et que le coussin a eu le malheur de tomber du lit, c'est le drame. 
Le deuxième truc qui me fait penser que ma fille a des goûts discutables, c'est qu'elle éprouve une certaine fascination pour une figurine de Robert Bidochon que possède Bruno. Quand elle est posée sur l'étagère de la bibliothèque, elle la montre du doigt en criant jusqu'à ce qu'on lui permette de la prendre. A titre informatif, et pour ceux qui ne sont pas familiers avec l'univers des Bidochon, voilà à quoi ressemble Robert ... (soupir)


Je me demande ce qui peut lui passer dans la tête quand elle a cette figurine dans les mains ... Personne de notre entourage ne ressemble physiquement à Robert Bidochon et non, vraiment, là, je ne vois pas ...
Elle n'a visiblement pas fini de nous surprendre!


Lucie's tastes

I should have specified, in the title, Lucie's peculiar tastes. Lucie is my daughter. In a few days, she'll be 15 months old.
She's been discovering new flavors for quite a while now and i must say it's been a huge relief to realize that we don't have a difficult child when it comes to eating. She likes pretty much everything we offer her and she eats well. She obviously wants to try everything WE eat and she has liked, so far, unlikely food such as lemon slices, garlic bread, bell pepper, artichoke and spinach. She also requested to try coffee, tea, coca-cola, sparkling water and champagne. I perfectly know that neither alcool, cafeine or sugar is good for her thank you. I have no intention on putting her health at risk just for the fun of looking at her face when she tries sparkling something. But i must admit she seemed to like it all!
She also overliked (and still does) cookies and chocolate in general but that's kinda more of a traditional taste!

What actually caught my attention in term of tastes is when she started to have a preference for a cushion (one you use for newly born to prevent them from having a flat head when they sleep if that makes any sense!) over regular comforters when it comes to sleeping times. She has different comforters she can chose from in her bed, as well as  different teddy bears and that particular cushion. But to hell with the comforters and the teddies, when it comes to bedtime, it's the cushion and only the cushion. She rushes to it, and bury her head in it with an ecstatic smile on her face. And if by misfortune, the cushion falls out of her bed at night, all hell breaks loose!

Second thing that made me think my daughter has questionable tastes is that she seems fascinated by a little figurine we have on our bookcase representing Robert Bidochon. For those not familiar with this French caricature of a man, here he is (sigh) ...


I really wonder what goes through her head when she has that figurine in her hands. Nobody we know looks like Robert Bidochon and, well, no, I really don't get it ...

She's not done surprising us apparently! 

Saturday, January 20, 2018

Quand Yahoo Reminder Fait Mal

Je ne sais pas pourquoi, lorsque j'ai ouvert mon compte Yahoo quelques années lumière en arrière, j'avais établi un "yahoo reminder" avec les anniversaires de mes parents et de mon frère. Comme si j'allais oublier leur anniversaire. J'aurais eu 15 frères et sœurs je ne dis pas mais bon, 3 anniversaires, c'était pas insurmontable à se rappeler. Tout ça pour dire que j'ai donc installé ces reminders qui me rappellent donc une semaine à l'avance que ça va être l'anniversaire de untel dans une semaine. Et dans 3 jours. Et demain. 
Alors Yahoo, vous êtes bien sympas mais je n'arrive pas à virer ces rappels d'anniversaire insupportables et surtout, je n'ai pas besoin que ma boîte aux lettres mail me rappelle froidement que dans une semaine, mon frère aurait eu 38 ans. Je sais parfaitement bien que l'anniversaire de mon frère c'est le 26 janvier et ce n'est nullement utile de me rappeler que jamais plus je ne serai en mesure de le lui souhaiter de vive voix.



When Yahoo Reminder Hurts

I don't know why, when i set up my Yahoo account aeon ago, i actually set up some yahoo reminders for my parents and my brother's birthdays. Like i'd forget. I mean, would i had 15 brothers and sisters, i could understand the point but a reminder for 3 birthdays, it was a bit pointless. All that to say that i've set up those reminders that do remind me a week ahead of time that it's gonna be whathisname's birthday in a week. And in 3 days. And tomorrow.
Thank you very much Yahoo, you're nice and all but i can't seem to find how to get rid of those unbearable reminders and more to the point, i don't need my mail inbox to coldly remind me that in a week, my brother would have turned 38. I know very well thank you that my brother's birthday is on January 26th and there is no need to remind me that i won't be able to wish him a happy birthday in person ever again.

Friday, January 19, 2018

La Vie Sur Roues

Ça va faire près d'un an que je voulais écrire ce post, suite à un WE passé à Paris avec ma fille de 4 mois à l'époque. J'accompagnais Bruno en arbitrage sur une compétition de karaté et je voulais en profiter pour visiter de la famille ainsi que passer une journée à flâner dans la capitale. J'ai toujours aimé me promener à Paris et j'ai systématiquement utilisé le métro pour me déplacer. Et c'était bien mon intention de faire de même, avec ma fille et sa poussette.
Et c'est là que je me suis rendue compte que même en ville, et qui plus est, une GRANDE ville, la vie n'était absolument pas adaptée aux roulettes. Et je vous parle d'une poussette avec un bébé de 4kg dedans, que je pouvais plier si besoin et porter ma fille au cou. Sauf que dans le métro, ou n'importe où d'ailleurs, les gens te voient galérer ta race et personne ne te propose de l'aide. 
Tout comme passer mon permis poids lourds a radicalement changé ma manière de conduire une voiture, avoir un enfant à radicalement changé ma perception des choses pour les gens à mobilité réduite. 

Je suis d'accord pour dire qu'à Paris comme dans d'autres villes, il existe d'autres moyens que le métro pour se déplacer quand tu as une poussette. Sauf que le métro, c'est économique et qu'on n'a pas tous les moyens de se mouvoir en taxi. Et le bus, c'est comme le métro, il y en a quelques uns, certes, qui sont adaptés pour des fauteuils roulants et/ou des poussettes mais en règle générale, à moins d'avoir l'usage de tes 2 jambes, c'est mort. 

Pareil pour entrer dans un resto ou un bar. Une fois sur 2 y'a des marches pour y accéder et une fois à l'intérieur, y'a pas de place pour circuler. 

Alors oui, je suis d'accord sur le fait que ce soit coûteux de faire des aménagements pour ces gens là, surtout quand on sait que seulement entre 2 et 3% de la population se déplace en fauteuil roulant et que les enfants de moins de 2 ans (susceptibles donc de se déplacer en poussette) représente un peu moins de 1,5% de la population française (ce sont des chiffres de l'INSEE et qui datent de 2014).
Mais ce que je me dis, c'est que ça ne coûte strictement rien de filer un coup de main quand c'est nécessaire ... 
Quelques exemples tout cons: (que ce soit pour une personne en fauteuil roulant ou une personne qui pousse une poussette)
- tenir une porte pour entrer ou sortir (parce qu'en général, les portes qui ne s'ouvrent pas toute seule pèsent une tonne et se referment automatiquement. Donc je vous raconte pas comment c'est pratique quand t'as les 2 mains prises pour mouvoir ton "véhicule" à roulettes.
- filer un coup de main quand le sol est couvert de pavés. C'est grandiose des pavés. Ça roule VACHEMENT bien!
- ramasser un truc tombé par terre ou attraper un truc en hauteur.
- LAISSER LA PLACE DE PARKING RÉSERVÉE À CET EFFET AUX PERSONNES CONCERNÉES. il existe depuis des années, des places de parking, souvent de couleur bleu réservées aux personnes à mobilités réduites et qui, de plus, ont un macaron qui l'indique d’apposé sur leur pare-brise. Alors, effectivement, ces places sont fantastiques pour 2 raisons: d'abord parce qu'elles se trouvent JUSTE DEVANT l'entrée du magasin et parce qu'elles sont larges et qu'on peut ouvrir les portières de la voiture en grand sans craindre de cogner la voiture d'à côté. Sauf que je ne vous apprends rien en disant que les gens pour qui ces places sont réservées ont BESOIN de ces facilités pour accéder à leur véhicule. Et je suis certaine qu'ils rendraient leur macaron immédiatement si on leur enlevait le handicap à cause duquel ils ont eu dit macaron.

Depuis peu, il existe sur certains parking de grandes surfaces, des places peintes en rose cette fois, réservées aux familles avec enfants en bas âge. Alors là, pareil, c'est vraiment super pratique. Tu peux ouvrir tes portières en grand pour sortir la poussette et ton gamin de la voiture, le mettre dans sa poussette sans être dans l'allée où circulent les autres véhicules, bref, ça simplifie pas mal la vie quand tu fais tes courses avec ton enfant.


Eh bien comme pour les places handicapé, la connerie et la feignantise n'étant pas des handicaps, tu te gares ailleurs et tu marches. Et si tu circules dans une voiture de société et que tu te gares sur une place rose, ben t'es un aussi gros connard que si tu te gares sur une place bleue. Je ne dis pas que la vie avec une poussette est aussi compliquée que la vie en fauteuil roulant, loin de là, mais pour une fois que des choses sont faites pour simplifier la vie de certains usagers, ça ne coûte rien de faire preuve d'un peu de civisme.



PS: un truc positif sur Paris cependant ... depuis que les quais sont fermés à la circulation, je dois dire que se balader avec une poussette sur ces routes qui sont lisses comme des tapis de billard, c'est que du bonheur. 

Thursday, January 18, 2018

Insuffisance Rénale

Mon chat Yéti est malade. Et quand je dis malade, je devrais spécifier qu'il est gravement malade. A savoir qu'il a une insuffisance rénale. Enfin, ça, c'était le mois dernier. Pour être plus franc, ses reins ne fonctionnent plus. Ou du moins, très, très mal. 
Début décembre, on avait remarqué qu'il ne mangeait quasiment plus, qu'il buvait beaucoup et qu'il avait perdu beaucoup de poids (normal quand on ne mange pas). Et quand je parle de beaucoup de poids, il a perdu un peu plus d'1kg ce qui, sur un chat qui en faisait 4,6 à la base, ça fait beaucoup. Un peu comme si moi, je perdais 15kg. 
J'ai donc amené le loulou chez le vétérinaire. Prise de sang et 15 minutes plus tard, le verdict est tombé: il fait de l'insuffisance rénale. Avec des taux entre 4 et 5 fois supérieurs aux maximums, on a choisi de le faire hospitaliser, histoire d'essayer de faire baisser ces taux de créatinine et d'urée extrêmement élevés. Coup dur que de devoir le laisser mais on savait qu'il était entre de bonnes mains.
Sauf que 48h plus tard, la perfusion n'avait pas donné grand chose, les taux avaient certes baissé mais de manière dérisoire. Au bout du compte, il est resté hospitalisé une semaine mais quand je l'ai ramené à la maison, la vétérinaire n'était pas satisfaite des résultats et n'était pas très optimiste pour la suite. 
Chez les animaux, on ne fait pas de dialyse ni de greffe. C'est comme ça. Yéti aurait désormais un médicament à prendre à vie et de nouveau des croquettes spéciales pour problèmes rénaux.


Sauf que tout a recommencé en début de semaine. Il n'avait pas mangé du WE et avait reperdu du poids (il ne pèse plus que 3kg). Re-visite chez le véto, re-prise de sang. Et là, la véto n'y est pas pas allé par 4 chemins, elle m'a dit: les résultats sont mauvais. On est de nouveau sur des taux très élevés (presque autant qu'il y a un mois). On sait que le traitement sous perfusion n'est pas efficace comme il le devrait et elle m'a déconseillé de le re-faire hospitaliser ... ce serait de l'acharnement thérapeutique.  Ce qui est primordial à l'heure actuelle, c'est qu'il s'alimente. Avec des sachets fraîcheur qui coûtent une blinde. Mais peu importe. 

Bruno a fait des recherches sur Internet. Les dommages sur les reins sont irréversibles. Mais apparemment, les feuilles de pissenlit aident. Et surtout, éviter de donner des croquettes et de la nourriture sèche. 
Un chat sur 3 aujourd'hui, développe des problèmes rénaux. Et personne ne se pose la question de savoir pourquoi? Vous n'avez pas l'impression que c'est à cause des croquettes que le problème survient? Au Mexique, je donnais à mes chats (et mes chiens) uniquement de la viande crue. Ils suivaient tous un régime BARF (Bone And Raw Food) et n'ont jamais été malades. Ici, Yéti fait constamment des infections urinaires, des occlusions, des cystites et maintenant, ses reins sont nazes? 
Les croquettes "spécialisées" (contre les problèmes urinaires, pour les problèmes rénaux  etc.) coûtent 12€ le kilo. Un bras donc. Si j'achète du poulet en grande surface, j'en ai pour presque moitié moins cher. Le choix est vite fait. De plus, au Mexique, Yéti sortait et chassait beaucoup. Il mangeait donc souris, rats, mulots et tout un tas d'autres bestioles et se portait comme un charme. Il devient donc urgent qu'on finisse de retaper la maison du grand père qu'il puisse de nouveau vaquer à ses occupations de chats.

En attendant, non seulement on lui donne à manger des trucs plus naturels pour son régime alimentaire de carnivore mais en plus, Bruno lui fait du shiatsu spécial chat et du reiki. On a envie de croire aux miracles. Et peut-être que la prochaine fois qu'on ira chez le vétérinaire, elle n'en croira pas ses yeux!


Kidney failure

My cat, Yéti, is sick. And when i say sick, i should say that he's critically sick. He's suffering from kidney failure. Well, that was last month. More frankly, his kidneys don't work anymore. Or at least, extremely badly. 
In early December, we noticed that he wasn't eating much if at all. He was drinking more than usual and had lost a tremendous amount of weight. He had dropped a good kilo which, on a normally 4,6kg cat, is a LOT. A bit like if i'd lose 15kg. 
So i took him to the vet. Blood sampling done and 15 minutes later, words were put on his situation: kidney failure. With creatinine and urea levels through the roof (4-5 times over the higher limit!) we took the decision to have him hospitalized. Quite a hard blow to leave him there but we knew he was in good hands.
Except that 48hrs later, treatment hadn't done much. Levels had dropped but it was derisory. End of it all, he stayed there for an entire week. Even though his results after a week were not convincing, i brought him back home. The vet was not happy with the results and wasn't optimistic for his future.
You don't do dialysis or transplant on animals. That's the way it is. Yéti would now have to be medicated for the rest of his life and would have to eat specific kibbles.

Except that it started all over again this week. He had'nt eaten all WE and had lost weight yet again (he's only weighing 3kg now). Another trip to the vet, another blood sample. And the vet straightforwardly told me: his results are bad. We're at the same high levels we were a month ago. We know the medical treatment is not as effective as it should be and she went against having him hospitalized again. It would be harassment. What is essential now is that he feeds himself. With little fresh food sachets that cost a bomb but whatever.

Bruno investigated on the Internet. Kidney damages are irreversible. Apparently, dandelion leaves can help. And above all, no dry food!
One out of 3 cats develop kidney issues nowadays. And nobody wonders why? Don't you think that it's the kibbles that are the root of the problem? When i was in Mexico, i gave my cats (and my dogs) raw meat only. They were all eating BARF (Bone And Raw Food) and never got sick. Here in France, Yeti has been sick one too many times with urinary infections, obstruction, cystitis and now, his kidneys are out?

Specialized kibbles (for whatever problem your pet can have) cost 12€/kg. An arm and a leg. If i buy chicken meat at the supermarket, it costs me almost half this amount. Moreover, in Mexico, Yeti was constantly out hunting mices, rats and a whole bunch of other bugs and creatures he could find and his health was on top. It has now became urgent that we finish up refurbishing the grand father's house in order for him to be able to continue living his cat's life.

Meanwhile, not only are we back to an almost 100% BARF diet but Bruno also does shiatsu for cats on him as well as some reiki. We want to believe in miracles. And maybe next time we'll visit the vet, she won't believe her eyes...


Wednesday, January 10, 2018

Long Overdue

Je ne trouve même pas d'équivalence en traduction de ce titre ... long overdue. En d'autres termes peut être plus crus, ça fait un sacré paquet de temps que j'aurais dû me coller un coup de pied aux fesses pour écrire quelques lignes ... Ça fait toujours partie de mes bonnes résolutions en début d'année, écrire plus régulièrement. Il fut un temps où j'écrivais plusieurs entrées par semaine mais ce temps est révolu. Malheureusement.
Je ne vais pas me chercher des excuses, des excuses, y'en a toujours tout un temps mais j'ai des circonstances atténuantes ... J'ai un bébé de bientôt 15 mois qui commence à marcher et qui demande mon attention 24/7. Inutile de préciser donc que, une fois que la miss est couchée, le soir, j'ai pas trop l'énergie de m'atteler à la rédaction d'un post. 
Ceci étant, et profitant actuellement de la sieste matinale de la miss, j'aimerais me mettre à jour sur 2-3 sujets dont je voulais parler il y a déjà un bon moment. Ce que je ferai dans des posts séparés, histoire de pas faire un roman fleuve avec plusieurs sujets n'ayant rien à voir les uns avec les autres.
Voilà donc pour les "excuses". 


Long Overdue

It's been a humongous amount of time i should have kicked myself in the arse to write these lines. It's always been part of my new year resolutions: to write more often i mean. There was a time when i was writing several times a week but these times are long gone. Unfortunately. 
I'm not gonna look for excuses. Excuses, you can always find plenty. However ... i have some extenuating circumstances. I have a nearly 15 months old baby who's starting to walk (and climb stairs as soon as you turn around) who needs my full attention 24/7. Needless to say that when the miss is finally tucked into bed, i don't necessarily have the energy or the will to write a post.
However, and since the miss is currently taking her morning nap, there are 2 or 3 differents topics i've wanted to address for a while. Which i'll do right now but in separate posts in order not to have this massive one. 
So there goes my "apology".


Saturday, October 07, 2017

Je Suis Malade

Complètement mala-deeee.

Complètement, non. Mais je retire tout ce que j'ai pu dire sur le fait que je donnerais tout pour être malade à la place de ma fille. Putain, une semaine que je me traîne sa merde de gastro et je suis toujours pas remise alors que j'ai pris des cachetons probablement 10 fois plus forts que les siens. 
Sans déconner. Lundi déjà, au boulot, j'étais pas jouasse. J'ai été en vidange toute la journée, heureusement, pas seule mais alors y'a eu 2 moments, au dessus de 2 bacs à graisse, je me suis dis, oh là, si je reste là, je vais dégueuler mes tripes. Et puis non. 
Arrivée à la maison, j'étais au lit à 20h30, après avoir zappé le repas du soir. Déjà le midi, je m'étais fait violence pour avaler un bol de soupe et il m'a pesé tout l'après-midi. Bref, je partais me vider aux toilettes toutes les demi-heure environ. C'est quand mon homme est rentré vers 21h30 et que je lui ai demandé de se grouiller à m'apporter une bassine que je me suis dis que la nuit serait longue. 


Et comment.

C'est vers 1h30 que les choses ont pris une autre ampleur. Je suis descendue (oui parce qu'on n'a pas de toilettes à l'étage et que les 2 chambres sont précisément à l'étage!) pour la énième fois histoire d'éviter de me faire dessus et surtout, de m'oublier dans le lit conjugal! Sauf que, n'ayant quasiment rien avalé depuis le dimanche soir et ayant passé une grande partie de ma journée et de ma nuit de lundi à me vider, je suis tombée dans les pommes. Non mais sérieusement. J'ai repris connaissance, j'étais tombée des toilettes, la gueule dans le mur, un pied coincée derrière la cuvette, je ne me souvenais pas être tombée donc forcément, j'ai mis un certain temps à comprendre où j'étais et ce que je faisais dans cette position. Tout ça dans le noir hein, parce que la nuit quand je vais aux toilettes j'allume pas! 
Je suis parvenu, tant bien que mal, à remonter sur les toilettes, pour me revautrer aussi sec (je pense que je me suis re-évanouie puisque je n'ai aucun souvenir d'être tombée une deuxième fois). En tout cas après ma deuxième perte de connaissance, j'ai réussi à rester assise sur la cuvette. J'ai fermé les yeux, j'ai même dû m'assoupir un moment. L'idée de devoir remonter les escaliers m'épuisait. Celle d'appeler pour qu'on m'aide encore plus. J'ai finalement réussi à regagner mon lit. J'ai quand même prévenu B. de ce qui venait de m'arriver. Il me sort: appelle mon père pour lui dire que tu ne vas pas bosser demain! Euh, à 2h du mat? Je pense que ça attendra encore quelques heures hein ...

J'ai quand même été bosser le lendemain, et le surlendemain. Et le reste de la semaine. Parce que je suis une warrior! Mais bon. Une semaine plus tard et 4 kilos de perdus, je suis toujours loin d'être au top.

Donc ma fille, le jour où tu retombes malade, ce qui arrivera très certainement, ben, je serai là pour te donner tes médocs mais je ne souhaiterai plus jamais être malade à ta place.
Non mais!


Sick

Sick as a pig.
I'm taking everything I said about that "being sick instead of my daughter" 's crap back. Seriously. It's almost been a week since i caught her crappy stomach bug, i took meds probably 10 times stronger than hers and i'm still not 100%.

On Monday morning, i wasn't top notch. I was emptying fosses pretty much all day but thank God i wasn't on my own. At one point, as we were cleaning a grease tank, i was like, oh dear, if i stay above that tank another split second, i'll puke my insides out. Miraculously managed not to.
So i went to bed at 8:30pm and to the bathroom pretty much every half hour. When my man came back home at around 9:30pm and i had to urge him to bring me a bucket in the toilets that i realized that things weren't looking good at all.

And boy, were i right.

It's around 1:30am that things took a whole different turn. I went downstairs (oh yeah, cuz we sleep on the first floor and there's no bathroom upstairs damn it) for the nth time in order not to shit myself or the bed! But on an empty stomach for a good 24h and after spending most of my Monday day and night emptying myself, let me tell you that i was far from being on top of my game. I passed out. Seriously. I passed out while i was sitting on the toilet! I regained consciousness some time later with my head against the wall, one of my legs stuck behind the toilet seat. Took me forever to realize where i was and how the bloody hell did i end up on the floor. Obviously, all of this happening in pitch black darkness since i never turn on the light when i go the the bathroom at night!
I managed to get back up, lost consciousness a second time, got up again, sat on the toilet for a while, closed my eyes, most likely fell asleep for some time. I was exhausted. The simple thought of having to climb those stairs again to go back to bed or to even call for help was killing me.
When i finally managed to get back to bed i told B. about what just happened. He told me: call my dad tell him you're not going to work in the morning. Hmm, it's 2 in the morning, i think i'll wait a little.
I know it's a terrible pun!

Long story short, i went to work in the morning, and the next, and the rest of the week as well. Cuz i'm a warrior. But a week and 4 kilos down later, i'm still not completely cured.

So my dear daughter, next time you're sick, and i know it'll happen again one day ... you're on your own!


Sunday, October 01, 2017

Le Cauchemar d'Une Maman

Je devrais plutôt dire le cauchemar de tout parent qui se respecte mais j'ai souvent l'impression que les sentiments sont plus visibles chez les mamans. 
Depuis 3 jours, notre fille Lucie est malade. Elle a une gastro. Jusque là rien d'exceptionnel me direz vous, c'est la saison et ça se soigne plutôt bien. Sauf que ma fille n'a que 11 mois et que c'est la première fois qu'elle est vraiment malade. Elle vomit les 3/4 de ce qu'elle ingurgite et quand elle ne vomit pas, elle a des diarrhées de dingue! Conclusion, elle a perdu plus de 200 grammes en une semaine et je suis à 2 doigts de fondre en larmes toutes les 5 minutes.

C'est un colossal sentiment d'impuissance que de voir son enfant malade sans pouvoir faire grand chose de plus que de la prendre dans ses bras et d'essayer de la faire dormir. Elle pigne, elle a faim, elle a soif, elle vomit, elle pleure, elle dort, elle a mal au ventre, elle re pleure, elle boit un peu d'eau, elle re-vomit, la couche déborde ...
C'est la voir hagarde entre 2 siestes qui est le plus difficile. Elle si souriante et si guillerette normalement, la voir éteinte comme ça et clairement en souffrance, honnêtement, je donnerais tout ce que j'ai en ma possession pour que ce soit moi qui sois malade à sa place.

Et puis je pense à 2 amies, mamans elles aussi, l'une d'une grande prématurée et l'autre d'une petite fille polyhandicapée, 2 mamans qui passent, pour leur enfant, un temps considérablement trop important dans les hôpitaux, 2 mamans qui vivent avec cette épée de Damoclès au dessus de leur tête, 2 mamans qui vivent une angoisse quasi permanente entre deux examens ou deux hospitalisations, 2 mamans qui se battent corps et âme pour que leur enfant ne souffre pas et je me dis alors que moi, j'ai pas le droit de me plaindre.
Et donc je culpabilise de me sentir aussi mal pour ma fille quand je pense à ce qu'elles endurent quotidiennement, je culpabilise d'avoir envie de pleurer toutes les larmes de mon corps et je me dis que finalement, j'ai de la "chance" que ça ne soit qu'une gastro.

Au bout du compte, même si ce sont des niveaux très, très différents, une maman ne cesse de s'inquiéter pour son enfant. C'est viscéral. On renonce à sa tranquillité de l'esprit le jour même où l'on apprend que l'on va être mère. À partir de ce moment là, c'est un non-stop d'inquiétudes en tout genre. On donnerait notre vie pour nos enfants. Et qui plus est, sans douter une demi-seconde. On trouve des forces inespérées à des moments improbables pour continuer à aller de l'avant, continuer à se battre pour le bien être et la santé mentale et physique de notre progéniture. C'est beau. C'est de l'amour pur. C'est de l'amour infini et désintéressé. Ça vaut tous les sacrifices du monde, ça vaut tous les moments de détresse, d'angoisse et de stress.

Une maman, c'est une lionne, une super-héroïne qui gère plus ou moins bien les aléas de la vie d'un enfant mais qui parfois, comme c'est mon cas ce soir, a besoin d'une épaule pour pleurer et pour se laisser aller à craquer un peu. 


A Mother's Nightmare

Maybe my title should be "A Parent's Nightmare" but i've always have the feeling that emotions are more easily seen in mothers.
It's been 3 days that our daughter Lucie is sick. She's got a gastroenteritis. Nothing too extraordinary i'd say, it's the season and it's easily cured. Except that my daughter is only 11 months old and that it's the first time she's that sick. She throws up 3/4 of what she eats and when she doesn't puke, she has crazy diarrheas. In the end, she's already lost 200 grams in just a week and i'm this close to disolve in tears.

Seeing your sick child is a feeling of total helplessness. The only thing you can do, or try to do, is to take her in your arms and try to rock her to sleep. She whines, she's hungry, she's thirsty, she pukes, she sleeps, her belly hurts, she cries again, she drinks a little water, pukes again, the diaper overflows ....
Seeing her distressed is the worse. She's so smiley and active normaly that witnessing her down and clearly suffering, honestly, i'd give every single piece of what i own to take her place and have her healthy and well again.

And then i think about 2 of my friends, both mothers as well, one, the mother of a great preemie and the other, mother of a poly-handicaped little girl. 2 mothers who spend way too much time in hospitals, 2 mothers who live that almost constant anxiety in between two exams or hospital stay, 2 mothers who throw themselves body and soul in order for their child not to suffer and i realize that no, i don't have the right to complain.
So i feel guilty and like a massive pile of shit for how i feel about my daughter's being sick when i think about what they have to deal with on a daily basis. I feel guilty about wanting to cry every single tear my body can hold and i finally realize that i'n "lucky" it's only a tummy bug.

In the end of it all, even though situations can be drastically different, a mother doesnt cease to worry for her child. It's visceral. You let go of your own peace of mind the second you know you're pregnant. From that very moment, it's welcome to worryland over and over again. We'd give our life for our children, not even thinking twice about it. We find unexpected strengths at unexpected moments to keep on going, to keep on fighting for our children's mental and physical well being. 
It's beautiful. It's pure love. It's infinite love. It's selfless love. 
It's worth every sacrifice in the world. It's worth every single moment of distress, anxiety, fear and stress.

A mother is a lioness, a super hero who's dealing to the best of her abilities with the ups and downs of her child's life but sometimes, only sometimes, just like tonight for me, a mother is someone who needs a shoulder to cry on and to crack a little.


Saturday, September 30, 2017

C'était Toi ...

Hier, alors que j'étais en voiture, je t'ai vu. Je reconnaîtrais ta silhouette et ta démarche entre mille. Cette façon nonchalante de marcher, de traîner tes chaussures sans vraiment traîner les pieds. Cette habitude de t'habiller en noir de la tête aux pieds. Cette coupe de cheveux, à la tondeuse parce que c'est plus pratique. Toujours ce souci de gagner du temps pour faire autre chose. Tu marchais avec un pote qui poussait une poussette. Vous rigoliez. Il marchait sur le trottoir, toi sur la route. Mais quand je suis arrivée, forcément, tu t'es poussé, tu t'es retourné vers moi ... Nos regards se sont croisés l'espace d'un instant. Et c'est en cet instant, durant cette fraction de seconde qui m'a pourtant semblé éternelle, que je me suis rendue compte que ce n'était PAS toi. Bien sûr que ce n'était pas toi! Que ça ne POUVAIT PAS être toi. Sauf que l'espace d'un instant, j'y ai cru.

On dit qu'on a tous, dans le monde, 7 sosies. C'est la deuxième fois que je croise un des tiens. La première fois, c'était il y a 3 ans quand je suis venue m'installer en Charente, alors que je faisais mes courses au supermarché. Ce moment où tu regardes à droite, à gauche, alors que tu remontes l'allée centrale histoire de t'assurer de ne manquer aucun rayon dans lequel tu dois prendre un truc et paf, il était là, à choisir son paquet de sucre en poudre. Ça m'a clouée sur place. J'ai quand même eu le pseudo courage de m'approcher pour m'assurer que je ne rêvais pas. De plus près, y'a pleins de trucs qui clochaient mais le choc n'en était pas moindre. Ça secoue de voir un mec qui ressemble à quelqu'un qui est mort. Ta raison te dit: mais t'es con putain, ça peut pas être possible bordel, il n'est plus là, c'est pas lui qu'achète son sucre en poudre ou qui se balade dans la rue avec son pote. Ton cœur par contre, ah, lui, c'est une autre histoire. Ton cœur lui, il a trop envie d'y croire. Il a envie de pouvoir te dire que toute cette mascarade n'était finalement qu'un mauvais rêve et que, envers et contre tous, ton petit frère adoré a atterri dans le supermarché du pauvre bled de Charente dans lequel tu t'es installée et fait des courses pour que tu puisses lui faire ton gâteau au yaourt.

C'est perturbant comme expérience. Ça déchire ton âme et ton cœur une nouvelle fois. Un sursaut d'espoir qui retombe malheureusement comme un soufflé.

Je ne crois pas au hasard. Je suis convaincue, encore et toujours, que tout arrive pour une raison précise au moment précis ou cela doit arriver. Hier encore, tu m'as fait un signe. Tu me manques 'tit frère. Tu me manques ...


It Was You

Yesterday, as I was driving in my car, i saw you. I could recognize your figure and your walk in between thousands. That casual way of walking, kinda dragging your shoes without dragging your feet. That habit of dressing in black from head to toes. That GI haircut you did yourself because it's easier. Always that will to save some time to do other (more interesting) stuff. You were walking with a friend pushing a stroller. You were laughing. He was walking on the sidewalk, you were on the street. As i got closer, you shifted and turned around to watch the car approaching. Our eyes met for a split second. And during that particular second which seemed much, much longer, i realized that no, it wasn't you. Of course it wasn't you. It COULDN'T be you. Except that, for that very split second, i believed it was.

I read somewhere that we all have 7 lookalikes in the world. It's the second time i met one of yours. The first time, it was 3 years ago. I was doing my grocery shopping in the local supermarket, pushing my kart in the main aisle in order to browse all adjacent aisles to make sure i wasn't forgetting anything. And BAM, there he was, chosing between different kinds of powder sugar. I was rooted to the floor. I somehow found the "courage" to go check it out, to check that i wasn't day-dreaming. Getting closer, a lot of little details were off but the shock didn't wear off for a while. It shakes you to the core to see a guy who looks so much like someone who's dead.
Your reason tells you: come on you dumb ass, it can't be true for fuck sake, he's gone, it's not him buying sugar in aisle 4 or him walking down the street with his friend. Your heart, on the other side, well, that's a whole different story. Your heart, it so wants to believe. It wants to be able to tell you that this was all just a bad dream you're waking up from and that your dear beloved little brother landed his ass in the supermarket of the town in the middle of nowhere you live in and that he's currently buying all the ingredients you'll need to make him his favorite cake.

It's a disturbing experience. It tears your heart and soul yet again. A jolt of hope that ends up in the drain in less time than it's needed to phrase it.

I don't believe in coincidences. I believe that everything happens for a reason at the moment it should happen. Yesterday, you were there saying hi.
I miss you lil' bro. I miss you ...

Friday, September 22, 2017

40 ans

Cette année est une "grande" année. Je change de décennie à savoir que je viens de passer le cap fatidique des 40 ans. Bon, je vais être honnête avec vous, c'était effectivement mon anniversaire le 18. Sauf qu'au matin du 18, je ne me suis sentie aucunement différente du matin précédent. En fait, c'est un peu comme ça tous les ans, à chaque anniversaire. Alors? Ça fait quoi d'avoir 40 ans? Ben, euh, rien. C'est un chiffre. Oui mais quand même, 40 ans, on fête pas ça tous les jours ... Comment dire? En fait, c'est le cas tous les ans. On ne fête ses 27 ans, ses 35, ses 50 ou ses 92 qu'une seule fois. C'est un peu le principe en fait. Le même âge ne revient pas quelques années plus tard, ah ba tiens, cette année, tu refêtes tes 35 ans, j'espère que t'as gardé les bougies! 

Donc du coup, c'est vrai, pas de grande fête pour mes 40 ans mais honnêtement, je n'en ai pas fait non plus pour mes 20 ou mes 30. Enfin, si, j'ai fêté mes 30 ans avec peut être un peu trop d'enthousiasme mais les circonstances étaient différentes. En fait, je préfère penser que je ferai un grande fête le jour où on pendra la crémaillère de notre chez nous. Je préfère annoncer la couleur de suite, c'est pas pour demain! Mais bon, peut être qu'on fera une méga fiesta pour les 40 ans de monsieur dans 6 mois.

Plusieurs jours ont passé depuis cette fameuse date socialement si importante et je ne ressens toujours aucune différence. C'est juste quand on me demande quel âge j'ai, que je réponds 40, que je me dis, putain ouais quand même, 40 ans c'est pas rien. Par contre, quand on me dit que ça y'est, je suis à la moitié de ma vie, euh non merci, je compte vivre au delà des 80 ans si ça dérange personne. Quand on voit la proportion de gens aujourd'hui qui atteignent haut la main les 90 ans, je me dis que non, je ne suis pas à la moitié de ma vie ... Peut être pas loin mais pas encore totalement à la moitié.

A part ça, c'est vrai que les nuits blanches, je mets une semaine à m'en remettre mais bon, c'était déjà comme ça à 30 ans. Et même si, surtout vis à vis de ma fille, je m’ôterais bien 10 ans des épaules, je me rends compte que chaque nouvelle décennie a ses avantages. A 40 ans, en général, on sait à peu près où on en est dans la vie. Bon, pas moi mais c'est pas grave. Ce n'est qu'une aventure de plus. Et puis on le dit partout, "orange is the new black" et 40 c'est le nouveau 30.

Bienvenue à moi dans le monde des quadras. Ça fait doucement sourire. Il parait que je fais pas mon âge. Tant mieux. Mais bon, une fois encore, l'âge, c'est quand même principalement dans la tête!

The Big 4-0

This year is a big year. I'm changing decade age-wise, meaning that i'm reaching that fateful age of 40. Honestly, it was indeed my birthday on September 18th but on that very morning, i didn't feel any different than the morning before. Actually, it's pretty much the same every year, at every birthday. So? How does it feel to be 40? Well, hmmm, nothing. It's just a number. Yeah well ok but 40, man, that's quite the mark! How should i put it? It's actually what happens with each and every single of your birthdays. You'll only celebrate your 27th, 35th, 50th or 92nd birthday once. It's actually how birthday work you know. They don't come back every other year, and bam, great, you just turned a few years younger, i hope you saved the candles from 5 years ago when you turned the same age!
So no big celebration for me for my big 4-0 but i don't remember having one for my 20th or my 30th either. Even though i must admit that i celebrated my 30s maybe a little bit too enthousiastically but circumstances you know ...
I'd rather have a big celebration when we'll do the house-warming party of the house we're currently remodelling. Let me be straighforward here, it's not gonna be soon. But maybe we'll have a big party for my man's big 4-0 in 6 months!

Several days have passed since that socialy so important date and i still feel no difference. It's only when i'm asked how old am i and i answer 40 that it kinda hit me in the face. Damn. 40. That's quite something!
But when people are telling me that i've reached the half of my life, i'm like hell no. I intend to live well pass 80 if you don't mind. When you see how many old farts are reaching (and passing well over) 90, i'm thinking that no, i'm not half way through my life. Not just quite.

Apart from that, true story, sleepless nights, well, takes me an entire week to get over it but it was already that way 10 years ago. And even though, especially regarding my baby girl, i'd glady take 10 years off of my shoulders, i realize that with each decade comes new good stuff. At 40, you normaly know where you're standing in life. Well, not me but oh well, it's just another adventure that's just starting. And you read it everywhere: orange is the new black, 40 is the new 30. Yeah, well whatever.

Welcome Me in the 40s. Makes me smile. Aparently, i don't look my age. Good for me. I don't feel it either. But again, age is just a number and in all honesty, it's all in the head!

Saturday, September 02, 2017

5 ans

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui, je vais écrire ce texte en français. Je prendrai peut être le temps de le traduire en anglais pour mes amis anglophones mais peut-être pas. C'est un projet que j'ai d'écrire ce blog en 2 langues mais bon, ça n'est pas le sujet de ce post.

Aujourd'hui est un bien triste anniversaire. A savoir que ça fait 5 ans pile que mon frère nous a quitté, dans un funeste virage du circuit du Val de Vienne. 5 ans qu'il ne passe pas une seule journée sans que je pense à lui, 5 ans que j'ai appris la pire nouvelle de la pire des manières, à savoir la mort de mon frère, apprise sur Facebook, 5 ans aussi que j'ai été, malgré moi, l'annonciatrice de cette terrible nouvelle à ma propre mère. Le cri qu'elle a poussé au téléphone quand je lui ai annoncé la nouvelle me hantera jusqu'à la fin de mes jours. Entendre, pour de vrai, ce cri de déchirement et de désespoir le plus total d'une mère qui apprend la mort de son enfant est digne d'un film d'horreur.

Il existe, selon les experts et médecins, 7 étapes du deuil (1. Choc et déni, 2. douleur et culpabilité, 3. colère, 4. marchandage et négociation, 5. dépression et douleur, 6. reconstruction et 7. acceptation) et il faut, selon les sujets, de 3 à 5 ans pour arriver à l'acception de l'horreur de la perte. Passé ce stade des 5 ans, une personne qui n'avance toujours pas, apparemment, c'est pas sain (ni normal).

Aujourd'hui, ça fait donc 5 ans. Et si la douleur n'est pas aussi intense qu'elle a pu l'être, elle reste là, présente, qui m'accompagne dans chacun de mes pas, chacune des minutes qui s'écoulent de chacun des jours qui passent. Cette douleur sourde qui peut être invalidante, voire handicapante avec cette sensation que le sol se dérobe sous mes pieds et d'avoir un grand trou béant au niveau du ventre ou qui parfois, est juste là, présente mais gérable. 

Mon frère avait 32 ans. J'ai mis beaucoup de temps à accepter l'injustice de son décès. Et j'ai eu beau me dire et me répéter que c'était sa course, sa moto, qu'il est mort au milieu de ses potes en vivant sa passion et que c'était tout de même mieux que d'être passé sous un camion ou un bus en allant chercher son pain, le résultat était le même, il n'était plus là.

Comme tous ceux partis trop tôt, mon frère ne connaîtra jamais certaines choses et ne sera pas là pour partager les moments importants de ma vie ou de celle de ses proches. Il ne connaîtra jamais ma fille qui fait déjà des trucs que lui faisait enfant, mon homme qui a les mêmes goûts musicaux que lui ou le simple fait que je sois habilitée à conduire un poids lourd. Tous ces moments de "tiens, ça plairait à mon frère ça" qui nous ont été volés, toutes ces choses qu'on ne pourra plus partager, ces fous-rires qu'on ne rira pas ensemble et toutes ces années que je devrai vivre sans lui.

5 ans c'est court. Et c'est long à la fois. Mais on a beau avoir passé toutes ces fameuses étapes du deuil, avoir accepté l’inacceptable et surmonté l'insurmontable, on n'en reste pas moins amputé d'une partie de soi. J'avais, avec mon frère, une relation fantastique qui s'améliorait chaque année un peu plus. Il me manque comme jamais. Aujourd'hui tout particulièrement. On n'accepte pas la mort d'un proche. On apprend à vivre avec son absence. 



Monday, January 30, 2017

Back to Work

In exactly ONE more week, I'll be seeing the end of my back to work day after 6 MONTHS and 2 WEEKS off of work. I'm probably as nervous as i was a few days prior to starting this job 2,5 years ago. But most of it all, i also wish i didn't have to go back. Don't take me wrong, it's not because i don't like my job, on the contrary, i love it, but after this massive amount of time out of it and more to the point, after 3 months spent with my little miss, i can't seem to grasp the fact that in a week's time, i won't be spending my entire days with her.
She'll be in good hands for sure. With her dad in the mornings since he works from home and with a nanny 4 afternoons a week. So yeah. We can't say we won't see her grow up because she spends 50 hours a week with a nanny. My cousin is a nanny and she told me she has a little girl about 50 hours a week. I mean seriously. I can understand you having a very busy schedule with work and so but i couldn't get myself to leave my child with someone else for more time during the week than what I'd actually spend with her. What's the point of having a child in the first place? My point of view obviously but seriously. Would that be a wake up call if the child ends up calling the nanny "mom"?
Anyways.


So yeah, back to work in a week. I know everybody is telling me that it's gonna be good for me, that I'll see other people, I'll get out of the house and the baby-caring routine 24/7. I know they're right. I know it's important to just go out there and not worry about the baby and do stuff for myself and shit. And I've done it. Left her with her grand-mother, or her dad and get going with my stuff.
But what if i don't want that? What if i wanted to stay at home to take care of my daughter and be a housewife? Given I'd be a terrible one since i hate doing chores but a house-mom. I'd like that!

I honestly never thought I'd ever say something like this. Me having kids was not a given thing to begin with but the fact that I'm happy being at home with her, wow, that's surely an entire new dimension. I was always convinced that, if i had kids one day, I'd be eagerly waiting to go back to work and be the super-wonder-working-mom. 
Well. 
Nope.
I am this complete different person now and let's be honest, becoming a parent changes you. My sole priority now is my daughter. And my family. Would i be filthy rich, or just rich enough not to have to go back, i honestly wouldn't. I know we always joked about winning the lottery and what we'd do with all that money. I've always said: I'd keep on working not to lose control over my life and keep it real but right this second, give me a check of several millions euros, i would at least take a sabbatical. 

Bottom line is: i have 2 more chances this week to become a millionaire with the national lottery. I'll play. Who knows? My wish might be granted!

Why cuddling polar bear mommy with cub? Because it's cute that's why!


Sunday, January 29, 2017

Sad But True

The other night, as we were laying in bed, Bruno said something that really buggered me. It buggered me because when I came to think about it, I thought it was not only true but incredibly sad: technology has taken over us.

I'm pretty sure a lot of people don't actually care or think that'd matter but it's been such an incredible amount of time since the last time I read in bed before sleeping. What do I do instead? I play on my stupid phone. Not only is it not good to actually be in front of a screen just before going to sleep but it's also so much less stimulating intellectually.

I used to read tons and tons of books a year. But now, i barely read one a month. I have about 5 or 6 that I've started but not finished. They're laying around in the house, on my night stand, on my desk ... I'm TSUNDOKU all over the place! LOL.
I absolutely LOVE the fact that the Japanese actually have a word for that: TSUNDOKU is the condition of acquiring reading materials but letting them pile up in one's home without reading them. That is so accurate and so what's happening to me right now!

And it's not just the books that i'm leaving aside. I don't play sudoku anymore either. I used to fill up grids and grids every night. Well not anymore. Saaaad.

So today, i've decided something. Since i have just a week left before getting my ass back to work hence with not that massive amount of "free time" in my hands (i put it in between quotation marks cuz let's be honest, having to care for a 3 months old is no vacation whatsoever. And there is pretty much no free time!), I will have a week to acclimatize!
In order for me to allow myself to play a game of stupid candy crush (damn that's addictive!), i'll first have to either, read at least a few pages of a book or even better, an entire chapter, fill up a grid of sudoku, write a journal and/or write a blog entry.
That's an excellent reason to go through the dozens of books still unread, the hundreds of sudoku puzzles waiting to be solved and increase the amount of entries in the blog i have abandonned a bit over the past few years. And let's be honest. Either writing or reading is so much better for the head than candy crushing! LOL
It's a win-win situation! 

OK, gotta go now! These candies ain't crushing on themselves!